Actualités et Analyses

Toutes vos actualités regroupées sur une seule plateforme !

Image: Le passage des actions vers les obligations

Article


Le passage des actions vers les obligations

Opinions divergentes dans les articles externes - Les opinions exprimées dans les articles provenant de sources externes ne reflètent pas nécessairement les opinions de Renalco SA et sont partagées uniquement à titre d’information.


Notre point de vue sur les actions a été constructif tout au long de l'année 2023. Mais à la suite de la correction obligataire en septembre, nous avons délaissé les actions au profit des obligations.

Dans ce rapport, nous expliquons les raisons pour lesquelles nous pensons que la chute des marchés obligataires a probablement atteint un plancher.

Les actions ont connu un bon parcours en 2023, grâce à la résistance de la croissance économique et à la révolution de l'intelligence artificielle aux États-Unis, qui ont soutenu les valeurs technologiques. Cependant, nous pensons que l'économie mondiale pourrait maintenant entrer dans un ralentissement plus marqué, car la hausse des rendements et la flambée des prix du pétrole nuisent à la consommation. La saison des résultats commence et les entreprises devraient faire preuve de prudence dans leurs prévisions. Après le rebond des marchés boursiers la semaine dernière, nos prévisions de rendement pour le quatrième trimestre sont désormais proches de zéro aux États-Unis et en Europe, les rendements obligataires réels exerçant une pression à la baisse sur les valorisations des actions. En outre, les tensions géopolitiques au Moyen Orient ont un effet haussier sur le thème des matières premières, qui pourrait faire dérailler l'économie mondiale. La hausse des prix du pétrole agit comme une taxe sur le consommateur, dont le pouvoir d'achat a déjà été réduit.

Parallèlement, les bons du Trésor conservent leur caractère de valeur refuge, malgré la mauvaise situation des finances publiques dans la plupart des pays développés. L'augmentation spectaculaire des tensions géopolitiques au Moyen-Orient a mis un frein à la chute des marchés obligataires. La volatilité implicite des obligations reste néanmoins élevée, car les prix à la consommation publiés la semaine dernière aux États-Unis ont été légèrement supérieurs aux attentes. Cela a ravivé les craintes d'une nouvelle hausse des taux de la Fed avant la fin de l'année. La sensibilité du marché au fait que l'IPC soit supérieur ou inférieur aux attentes semble néanmoins exagérée. L'IPC hors énergie et alimentation a continué à baisser et était conforme aux attentes. L'IPC total a quant à lui été supérieur de 10 points de base aux attentes, soit un dépassement très marginal. De notre point de vue, la Fed ne bougera plus, mais les membres du FOMC maintiendront l'option d'une dernière hausse des taux dans leur communication.

Nous montrons dans ce rapport que les inquiétudes des investisseurs concernant la diminution des avoirs de la Chine en bons du Trésor américain sont exagérées. En fait, les avoirs étrangers en bons du Trésor américain ont augmenté au cours des douze derniers mois, la demande du secteur privé ayant compensé les achats officiels. Parallèlement, l'offre de bons du Trésor se normalise, après l'avalanche d'émissions qui a inondé le marché à la suite de l'accord sur le plafond de la dette.

Le rapport risque/rendement est particulièrement intéressant pour les bons du Trésor américain. Tout d'abord, il faudrait une hausse supplémentaire des taux très importante pour que le rendement total à un an des bons du Trésor à court terme soit négatif. En fait, nous estimons que le rendement total d'un bon du Trésor d'une durée de deux ans serait positif même en cas de déplacement de la courbe des taux de 200 points de base. Deuxièmement, le rapport risque/récompense est asymétrique. Si les rendements augmentent encore de 100 points de base, nous estimons que la perte à un an pour les bons du Trésor et les Bunds d'une durée de 10 ans serait respectivement de -3,9 % et de -5,3 %. En revanche, si les rendements baissent de 100 points de base, cela se traduirait par un gain de 14,2 % pour les bons du Trésor et de 12,8 % pour les obligations d'État allemandes.

Semaine à venir : la saison des bénéfices sera le principal facteur d'évolution du marché dans les semaines à venir. Selon Bloomberg, 62 sociétés du S&P 500 publieront leurs résultats cette semaine, dont 23 sociétés financières. En Europe, 37 sociétés cotées au STOXX Europe 6000 publieront leurs résultats, dont 10 sociétés financières. Sur le plan macroéconomique, l'ordre du jour sera relativement léger, même si les ventes au détail américaines de septembre pourraient faire baisser les rendements obligataires si la demande des ménages montre des signes de ralentissement.


Asset classes performance (1 week)



Kepler logo

Copyright © 2024 Kepler Cheuvreux. Tous droits réservés.

Ce document est produit par Kepler Cheuvreux, entreprise d’investissement agrée par l’ACPR sous le numéro 14441 et régulée par l’Autorité des Marchés Financiers, incorporée en France sous le numéro RCS 413 064 841 à l’adresse suivante : 112 Avenue Kleber, 75116 Paris, France (www.keplercheuvreux.com).

Le présent document ne constitue pas un prospectus/document réglementaire ou autre document d'offre, ni une offre ou une sollicitation en vue de l'achat de titres ou autre investissement. Il ne doit pas être interprété comme une offre de vente ou une proposition d'achat de titres dans toute juridiction ou une telle offre ou proposition serait illégale. Nous ne sollicitons aucune action sur la base du présent document, qui est fourni à nos clients à titre d'information de portée générale. Il ne constitue pas une recommandation d’investissement, ni une recommandation personnalisée, et ne tient pas compte des objectifs d'investissement, de la situation financière et des besoins de chaque client. Avant d'agir en fonction du contenu du présent document, nous vous conseillons de vérifier s'il est adapté à votre situation particulière et, si nécessaire, de prendre conseil auprès d'un professionnel.

Les chiffres relatifs aux performances et aux données de marché ont trait ou se rapportent à des périodes passées et ne sont pas un indicateur fiable des résultats futurs.

L'exactitude, l’exhaustivité ou la pertinence de l’information provenant de sources externes n’est pas garantie, bien qu’elle ait été obtenue auprès de sources raisonnablement jugées fiables. Kepler Cheuvreux n’assume aucune responsabilité à cet égard.

Les éléments du présent document relatifs aux données de marchés sont fournis sur la base de données constatées à un moment précis et qui sont susceptibles de varier.