Le troisième trimestre 2026 a montré que le reflux du pétrole en juin n’était qu’une parenthèse. Dès juillet, l’échec du mémorandum d’entente entre Washington et Téhéran, le retour du blocus d’Ormuz et la menace des Houthis sur le détroit de Bab-el-Mandeb ont ramené le Brent d’environ 73 à près de 100 dollars (+39% sur le trimestre).
Mais le choc n’a pas frappé la même économie qu’au printemps : loin de caler, l’activité a réaccéléré dans la plupart des pays développés, avec des enquêtes PMI au plus haut depuis 2022 aux États-Unis et depuis plus de trois ans en zone euro. Croissance vigoureuse et inflation de nouveau poussée par l’énergie : les banques centrales ont serré la vis.
La Fed a relevé ses taux pour la première fois depuis 2023, la BCE pour la deuxième fois de l’année, et la BoJ a enchaîné deux hausses en trois mois. Les marchés obligataires ont payé l’addition, le 30 ans américain touchant son plus haut depuis 2004 et le Bund depuis 2009. Les actions ont tenu grâce à des bénéfices toujours spectaculaires, mais l’été a fait réémerger quelques questions autour de l’intelligence artificielle.
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